RDC et la République du Congo, le climat de sécurité se dégrade au village de Ndandanga. Entre intimidations et agressions physiques, la population civile dénonce des abus récurrents de la part de ceux censés la protéger. Un incident récent impliquant une stagiaire a cristallisé les tensions.
Un climat d'insécurité sous l'uniforme
Situé dans le territoire de Luozi, le village frontalier de Ndandanga traverse une zone de fortes turbulences. Si la présence militaire est théoriquement un gage de souveraineté, elle est devenue, pour les habitants, une source d’angoisse quotidienne. Selon plusieurs témoignages concordants, des actes de brutalité et des manœuvres d’intimidation visent particulièrement les franges les plus vulnérables de la communauté : les jeunes, les élèves et les femmes.
L’agression de trop : une élève stagiaire prise pour cible
Un palier de violence supplémentaire a été franchi récemment. Selon les informations recueillies par nos confrères d’Horizon Kongo, un militaire en uniforme a tenté d'agresser une élève de l'Institut Mfumu Mfielo, actuellement en stage à l'école primaire locale.
Les faits, d'une rare gravité, se sont déroulés aux alentours de 21h30. Alors que la jeune fille s’affairait à des tâches domestiques, l’agresseur aurait tenté de lui imposer un rapport de force. Ce ne sont que les cris de détresse de la victime qui ont permis l’intervention salvatrice de ses proches, mettant en fuite l'assaillant.
Réponse des autorités et mesures disciplinaires
Interrogé sur ce dossier, un responsable militaire de la zone a confirmé que l'institution ne resterait pas impatiente face à de tels dérapages.
« L’élément incriminé a été interpellé et transféré immédiatement à Luozi pour répondre de ses actes devant les instances disciplinaires », a précisé la source officielle.
L'appel à une réforme de la cohabitation
Pour la société civile, le problème est structurel. Dieuleveut Dilambanzila Kiangebeni, porte-parole local, plaide pour une rupture avec le mode de déploiement actuel. Les revendications de la population s'articulent autour de trois axes urgents :
L’éloignement des positions militaires : Création d'une zone tampon entre les habitations civiles et les postes de garde.
La construction de cantonnements : Éviter que les militaires ne logent au cœur de la population pour prévenir les frictions.
Le rétablissement de la confiance : Engager un dialogue entre le commandement et les notables pour restaurer le lien Nation-Armée.
Le dossier est désormais entre les mains des autorités provinciales, alors que Ndandanga attend des actes concrets pour retrouver sa quiétude frontalière
Dieuleveu DILAMBANZILA
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