La Cour de cassation de la République démocratique du Congo a ordonné, ce lundi 13 juillet à Kinshasa, le renvoi au 27 juillet prochain de l'audience opposant le ministère public à Chançard Bolukola et à l’ancien ministre d’État en charge de la Justice, Constant Mutamba. Ce report vise à garantir le respect des droits de la défense dans ce dossier sensible lié à la gestion du Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
Un report stratégique pour garantir le droit à la défense
Lors de l’audience tenue ce lundi, le magistrat Jean Ubulu, président de la composition, a motivé cette décision par une volonté d'équité procédurale. « La cause est renvoyée au 27 juillet pour permettre aux deux prévenus de prendre connaissance du dossier et de préparer sereinement leur défense avec l'assistance de leurs conseils », a-t-il précisé devant la barre.
Ce délai accordé aux prévenus, Chançard Bolukola et l'ancien garde des Sceaux, Constant Mutamba, marque une étape cruciale dans l'instruction de cette affaire très suivie par l'opinion publique congolaise.
Un enjeu judiciaire majeur : le dossier FRIVAO
Au cœur de cette procédure se trouve le présumé détournement de fonds initialement alloués à l'indemnisation des victimes des activités illicites commises par l'Ouganda en RDC. Ce dossier, qui touche à la fois aux intérêts de l’État et à la dignité des victimes, est scruté de près par les observateurs de la vie politique et judiciaire nationale.
En reportant les débats, la Cour de cassation réaffirme la nécessité d'une procédure contradictoire rigoureuse, condition indispensable à la manifestation de la vérité dans ce dossier qui implique une haute figure de l'ancien exécutif congolais.
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