Ce vendredi 8 mai 2026, la cité de Kisantu a vécu une matinée sous haute tension. Les conducteurs de taxi-motos ont manifesté massivement contre les nouvelles modalités de taxation, paralysant le transport local avant d'obtenir un compromis stratégique auprès des autorités territoriales.
Une mobilisation d'envergure à la DGR/KC
Dès les premières heures de la journée, un impressionnant cortège de motocyclistes a pris d'assaut les artères principales de Kisantu. Les manifestants ont convergé vers le siège de la Direction Générale des Recettes du Kongo Central (DGR/KC), situé à la gare.
Ce mouvement d'humeur, qui a immobilisé le secteur du transport pendant près d'une demi-journée, visait à dénoncer la pression fiscale exercée par plusieurs services étatiques, notamment ceux liés au commerce et aux transports.
La réponse immédiate des autorités
Face à l'ampleur de la contestation et au risque de paralysie totale, l'Administrateur du Territoire (AT) de Madimba, Nestor Nsonsa, a convoqué une cellule de crise d'urgence. Cette réunion de haut niveau a réuni :
Les services de sécurité et l'ANR.
Les responsables de la DGR/KC.
Les délégués des services de transport et du commerce.
Les représentants des syndicats de motocyclistes.
Vers une sortie de crise : Moratoire et échelonnement
Sous l'égide de l'autorité territoriale, un terrain d'entente a été trouvé pour apaiser les tensions. Les résolutions suivantes ont été officiellement annoncées :
Moratoire de 10 jours : Un délai de grâce est accordé aux conducteurs pour régulariser leur situation administrative (immatriculation et autres formalités) sans crainte de saisie.
Clarification de la charge fiscale : L'autorité a précisé que la taxe globale de 86 000 FC incombe exclusivement aux propriétaires des engins et non aux conducteurs.
Facilités de paiement : Pour alléger la charge financière, ce montant pourra être acquitté en trois tranches sur une période d'un mois, débutant le 18 mai prochain.
Un dénouement salué
La médiation proactive de l'AT Nestor Nsonsa a permis de rétablir le calme dans la cité. Les représentants des motocyclistes ont salué cette flexibilité administrative qui concilie les impératifs de l'État et la réalité économique des opérateurs du secteur.
Le trafic a repris normalement en début d'après-midi, sous le signe d'un dialogue social retrouvé.
Schadrack LUTAMBI
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